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Questions d'ordres générales sur LA CHIRURGIE DE LA SILHOUETTE Chirurgie du Sein Reponse N°23 |
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>>Les prothèses en silicone sont interdites en France: FAUX : Jusque dans les années 1990, la majorité des implants posés était en gel de silicone. De nombreux fabricants étaient alors en concurrence avec des produits de plus ou moins bonne qualité. Un des grands défauts de ces prothèses était la fluidité du gel qu'elles contenaient et la perméabilité de leur membrane. Ces deux éléments faisaient que l'on se retrouvait assez fréquemment au bout de plusieurs années avec des prothèses rompues dont le gel fluide se répandait dans la glande mammaire. L'ablation pouvait être particulièrement difficile,obligeant parfois même à retirer l'ensemble de la glande mammaire infiltrée par la silicone. Un autre événement allait provisoirement sonner le glas des prothèses de gel de silicone. Cet événement survint aux États-Unis, pour certains montés par un gros cabinet d'avocats, pour d'autres, par des scientifiques tout à fait sérieux qui suspectèrent la silicone d'être responsable de certaines maladies auto-immunes particulièrement graves, comme le lupus ou la sclérodermie. En effet, un petit nombre de femmes ayant bénéficié d'une augmentation mammaire par prothèse en gel de silicone présentèrent des signes cliniques tels qu'une profonde fatigue, des douleurs voire des destructions articulaires et toutes les complications parfois graves de ces maladies et qui sont les conséquences de la présence d'anticorps dirigés contre leur propre organisme. Les prothèses en gel de silicone furent alors immédiatement interdites aux États-Unis, ainsi que dans la plupart des pays européens, y compris en France. Pendant un peu moins de dix ans seront posées en France des prothèses remplies de sérum physiologique, c'est-à-dire d'eau, dont l'innocuité n'est pas à démontrer mais dont l'effet esthétique est certainement de moins bonne qualité. On leur reproche, en particulier, les plis parfois visibles à travers la peau, ainsi qu'une sensation de sac rempli d'eau à la palpation -ce qui est effectivement le cas. Des fabricants tenteront d'introduire des prothèses remplies de gel autre que de silicone, comme les prothèses en hydrogel ou les prothèses à base d'huile végétale, sans succès en raison d'un manque de sécurité. Au début des années 2000, les résultats d'une grande enquête menée sur les femmes ayant bénéficié d'une augmentation mammaire par prothèses de silicone, ainsi que sur celles présentant des maladies auto-immunes, montra que l'incidence de ces maladies n'était pas plus importante que dans la population « non siliconée ». Les prothèses furent donc à nouveau autorisées en France dans les indications esthétiques - car elles n'avaient jamais cessé de l'être dans les indications de reconstruction mammaire, après cancer par exemple. Ces interdictions, bien qu'injustifiées, eurent le grand avantage d'assainir le marché des implants mammaires en le débarrassant des fabricants artisanaux pour ne laisser place qu'à des produits de très bonne qualité dont les normes sont extrêmement rigoureuses, au moins autant que pour tout le biomatériel médical implantable dont la traçabilité est assurée. Les nouveaux implants disponibles sont pour la plupart en gel cohésif, un gel moins fluide qui ne se répand pas, même si la prothèse est fendue en deux. Les parois sont plus imperméables et plus résistantes. Parmi ces prothèses, on trouve les prothèses texturées avec un dessus granité et les prothèses lisses. La plupart des chirurgiens plasticiens ont à nouveau reposé avec plaisir les prothèses en silicone, sachant que la texture se rapproche au plus près d'une texture de glande mammaire. Les formes de prothèses sont extrêmement variables ; la plupart des laboratoires présentent des prothèses à profil bas, à profil moyen ou à profil haut, c'est-à-dire très projetées avec des bases plus étroites. À côté de ces modèles ronds, il existe des modèles dits anatomiques, reprenant la forme un peu en goutte ou en poire de la poitrine et permettant théoriquement d'éviter l'aspect du sein rond au-dessus de l'aréole et dans le décolleté. |
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