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Questions d'ordres générales sur LA CHIRURGIE DE LA SILHOUETTE Chirurgie du Sein Reponse N°24 |
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>>Les prothèses mammaires peuvent être mises en arrière des pectoraux: VRAI : La glande mammaire se situe anatomiquement en arrière de la peau et devant le muscle grand pectoral. Le muscle pectoral est un muscle triangulaire dont la base se situe à la hauteur du sternum et le sommet à la partie supérieure du bras. Aussi, la position la plus logique pour une prothèse mammaire est d'être positionnée en arrière de la glande mais devant le muscle grand pectoral, puisque c'est à cet endroit qu'il existe un défaut de volume. Cette position, certes plus naturelle, permet à la prothèse de suivre les mouvements de la glande mammaire et d'être donc moins aisément détectable lorsque la patiente bouge. Par contre, cette position fait que la prothèse n'est recouverte que par de la peau et de la glande ; au cas où la glande serait de petit volume et la peau mince, la partie supérieure de la prothèse risque alors d'être franchement visible et la palpation révélerait de façon trop aisée l'implant. C'est chez les femmes très minces et présentant une peau fine et une glande quasi absente que la position en arrière du muscle trouve ses meilleures indications. En effet, dans cette position, il existe une épaisseur supplémentaire en avant de la prothèse, masquant et à la palpation et au regard la partie supérieure de l'implant. On reproche à la situation rétro-musculaire, d'une part, des seins un peu trop arrondis dans la partie supérieure (ce qui en réalité s'amenuise avec le temps, le muscle ayant tendance à s'affiner), d'autre part le fait que la mobilisation du muscle pectoral, lors des mouvements de gymnastique par exemple, chasse la prothèse vers le bas et le dehors en faisant « tressauter » la poitrine. C'est pour cette raison d'ailleurs que, dans cette position, on déconseille aux patientes les mobilisations excessives des pectoraux en salle de sport ; quelques cas d'œdème responsable d'augmentation brutale du volume de la poitrine ont été décrits après des matchs de tennis en compétition. En revanche, i! n'existe pas de contre-indication à pratiquer le sport. Enfin, la position en arrière du muscle oblige à décoller celui-ci de la paroi thoracique afin de pouvoir placer la prothèse et les suites opératoires s'en trouvent légèrement alourdies, souvent plus douloureuses et plus hémorragiques. Par contre, la position rétro-pectorale diminuerait le risque de faire des coques péri-prothétiques, causes de douleurs et de déformations. |
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